Jantel-esperluette
Herméneutikon des VET.
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LES ENVOLÉES D'ICARE
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"LES ENVOLÉES  D'ICARE" sont le fruit de plusieurs années de réflexions autour des Textes reçus par Jean-Claude Pantel.
INFORMEL ET INFORMATIONNEL




Informel = Qualité = Corpuscularité.
Formel = Désordre = corporéité.

Vitesse des Flux Informés = Degrés de Transparence = Informationnel.
Figement après impact = Couleur, son et forme (Opacité) = Formationnel.



D'après des notes rédigées par Jean-Claude Pantel.
LE VER LUISANT

 
D’après un poème de Marceline
DESBORDES-VALMORE (1786-1859).

 

Juin parfumait le soir, et la nuit transparente
N'était qu'un voile frais étendu sur les fleurs :
L'insecte lumineux, telle une flamme errante,
Jetait gracieusement ses mobiles lueurs.

« Tu éclaires, lui dis-je, où jamais la Nature
N'a versé tant d'éclat sur une créature !
Et tous ces vers grouillant qui rampent au grand jour,
Celui qui dans la soie enveloppe sa vie,
Cette plèbe des champs, excitée par l’envie,
- Faisant pitié, - te nuit dans ton vaste séjour.
Nés pour un sort vulgaire et des soins insipides,
Immobiles et froids comme en leurs chrysalides,
La nuit, sur les gazons, je les vois sommeiller :
Toi, lampe aventureuse, au loin on te devine ;
Étincelle échappée à la Source Divine,
Tu n'apparus au monde obscur que pour briller !

Allumant, sans brûler, un phare à l'Espérance,
D’une jeunesse gaie tu éveilles l'Amour ;
Sur un trône de fleurs, belles de ta présence,
Attirant tes sujets, s’illumine ta cour.

Et ces feux répandus dans de plus hautes sphères,
Ces diamants rangés en phares gracieux,
Ce sont assurément tes sœurs comme tes frères
Qui se promènent, nus, dans la ronde des Cieux.
Les mendiants dormant mal charment leur insomnie
A regarder courir ces légers rayons d'or,
Mais parmi l'éclatante et nocturne Harmonie,
Sans le savoir, c'est toi qu'ils admirent encor !
Combien riches et rois, épris de leur couronne,
 Rongés par le remord en secret te jalousent !
Oh ! Je prie fervemment, près de toi qui rayonne,
Quand souffre le martyr et sanglote l’épouse,
Qu’exalte ton soleil, - de Dieu sublime preuve, -
Quiconque te perçoit dans sa cruelle épreuve
 ! »


La lune au ciel faisait une moitié d’assiette,
Sous la ronce dormaient le taon et le bupreste.

Or du lampyre ému, qui détourna la tête,
Se dégageait soudain un trouble manifeste ;
Un halo de tristesse enveloppait son corps
Qui dirigea ailleurs ses faisceaux éclatants :
Quelque chose gênait la bête au bouton-d’or
Qu’en l’ombre irradiait son propre firmament.

Il vit que, descendu de sa branche superbe,
Un rossignol pleurait sa plainte à même l’herbe.
Un mal enténébrait sa voix qu’avait faiblie
L’âge qui, s’avançant, avait causé la perte
De celle qui, jadis, dut partager sa vie ;
Il peinait à chanter son chagrin sous les vertes
Pénombres qu’Artémis à son plumage offrait.

Dès lors, meurtrie des cris, consciente de l’échec,
Soucieuse de l’oiseau que le deuil affamait,
La luciole affligée se jeta dans son bec
En souhaitant par ce geste, en proie à tant de pleurs,
L'aider plus longuement à clamer sa douleur.

&, Mardi 10 Septembre 2013.

COSMAGONIE


ORDONNANCEMENT MAGNÉTIQUE > ÉRUPTIONS SOLAIRES > VENTS SOLAIRES > DÉPLACEMENTS DES CHAMPS MAGNÉTIQUES > ÉVÉNEMENTS > HUMEURS.

(D'après des notes rédigées par Jean-Claude Pantel).
LA VIEILLE GRABATAIRE

(En réaction à "SUR UN PORTRAIT DE SAINTE" de Victor Hugo).

 

Le miroir à la main, mollement allongée,
Sur ton grabat de bois oses-tu te mirer
Encore ? C’est bien toi, ravagée par l’épreuve
Qui, malgré dix enfants mis au monde, meurt veuve
Dans un palais de crasse hanté par la vermine.
Reine aujourd’hui déchue d’un vieux taudis en ruine,
Te souviens-tu encor de tes deux fines hanches
Qui faisaient se pâmer ces amants de dimanche
Dont l’un finit un jour par demander ta main ?
Le château du passé perdit son châtelain
Et toi, tu restes là à saupoudrer tes joues
Creuses, d’un fard infect, et il te plait beaucoup  
Encore de ne voir que toi sur le jeu d’ondes.
Ta silhouette d’antan, aux allures girondes,
A perdu de sa grâce et de sa volupté
Et tu gis là, destin de mère délaissée
Par le cortège hideux de ta progéniture.
Les tuiles sont cassées, se lézardent les murs,
Le vieux mas de famille enregistre des fuites
Comme tu as aussi les tiennes, quand s’alite
Ton corps de cendre froide où la mort se devine
A travers les saillies laides qui s’y dessinent ;
Sous ta couette, étendue, tu n’es plus qu’un cœur sec ;
Tel un sombre corbeau, la camarde a son bec
Tapant au carreau sale et rayé de ta chambre !
L’âtre bouché de suie, il fait froid, c’est décembre ;
Le parc est déserté; la glace a pris au piège
  Les feuilles du bassin sur qui tombe la neige ; 
Sous le kiosque écroulé l’oiseau a fait son nid,
La fanfare n’est plus…

                                                    Hugo, je te maudis !
Qu’il fut grand ton programme et belle ta vision !

Conçois d'Eve et d'Adam l'affreuse damnation;
Contemple désormais la conclusion horrible
Des versets de nos vies plus noirs que ceux des Bibles !
Et bien : Regarde donc ce qu’est devenu l’homme.
Scrute chaque détail de l’erreur que nous sommes ;
Quelle agonie ! Plains-tu toujours la sainte amère
Qui pour Dieu, rejeta sa destinée de mère
Préférant s’éclairer du flambeau des ténèbres
Plutôt que te torcher les derrières funèbres
D’une idiote lignée aux instincts asservie ?

Loin des mâles en rut, que la femme au loin fuit !
Le couple a échoué comme il échoua toujours.
De toutes nos valeurs, la plus fausse est l’amour.

Ô femme ! Prie Jésus, Mahomet ou Bouddha :
Les ventres les plus beaux sont ceux qui restent plats.
Au nom d’un dieu réel ou bien d’un idéal
Même athée, souffre et soit du prochain le fanal ;
Mais ne réponds jamais à ces brames viriles
Ayant bâti sur terre, une à une, ces villes
Croulant sous la misère et la folie sans fond ;
Vivre seule est subir une moindre affliction.

Sous la croix, le croissant, ou la divine étoile,
La solitude vraie est le rayon d’opale
Qui comble l’âme offerte au dégoût de la chair.
Au feu le billet doux parfumé du très cher !
Jette tes illusions au plus profond de l’âtre.
Au feu la lettre aimée du stupide bellâtre !
Promène dans les bois seule, et sans Don Juan ;
Du lovelace épris refuse les serments ;
Assez du minaudage et des enfantillages !
Pour appendre à rester seule, il n’est point d’âge. 
L’autre pâtit bien trop pour que notre nombril
Soit le centre du monde en ce siècle débile !
Va, vois et vis auprès de celles et ceux qui sombrent
Et se meurent partout - Hélas - en trop grand nombre.

A genoux sous la Loi céleste, sois austère.
Il faut monter au ciel en rampant sur la terre.
LA BELLE DE CRISTAL


Durant une consultation chez le médium Jean-Claude Dakis, l'Entité Karzenstein s’immisça entre le client et la pénombre du cabinet qui masquait le visage du "voyant".

D'un trait, Karzenstein raconta le passé, le présent ainsi que l'avenir du client qui, sans mot dire, demeura sonné durant tout l'entretien par d'ahurissantes qualités extralucides que ne pouvait certes pas posséder, malgré son talent évident, Jean-Claude Dakis (1).

La consultation achevée, l'homme partit en s'inclinant devant Dakis qu'il surnommait "Grand Maître".

Il faut savoir que les VET ont la capacité de lire dans nos mémoires et d'y déceler les avatars conscients que représentent nos vies antérieures et, à fortiori, ce qui nous attend dans cette vie présente (2).

Karzenstein sut nous démontrer une autre facette de ses grands talents dans le domaine des arts divinatoires.

Elle conseilla ainsi un ami musicien de Jean-Claude Pantel, compositeur de surcroît, de rejoindre sur-le-champ la capitale sans aucunes autres explications.

Dans le métro de Paris, cet ami sort de la rame et se fait percuter par un homme qui lui renverse sa mallette, laquelle s'ouvre et éparpille sur le sol des partitions de musique.

Le "rentre-dedans", intrigué, se penche sur les partitions qu'il ramasse, les unes après les autres. C'était un producteur musical en quête de nouvelles chansons.

Il encadra donc par la suite la carrière quelque peu "dirigée" de l'artiste qui perça à l'époque dans la variété.


                                                                                      ____________________________



1) Je me rappelle que Jean-Claude Dakis avait un jour magnétisé un citron qui est resté des années chez moi sans jamais pourrir.

2) Des Semi-géométrisés apprirent à Jean-Claude qu'une de ces connaissances, qui avait tendance à trop s'exposer au soleil, risquait d'avoir les poumons "calcinés". En effet, cette femme avait ses habitudes estivales au cercle des nageurs à Marseille où elle hâlait sa peau jusqu'à l'assombrir à l'extrême. Elle mourut plus tard d'un cancer du poumon.
 

Lorsque je pense, moi, à mon propre plaisir,
C'est que, faute de mieux, l'autre vivra le pire...
CHAÎNE ALIMENTAIRE

Le 6 mai 2007, jour du second tour de l’élection présidentielle française opposant Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, je pus constater en Camargue une énième forme prise par l’incontournable Chaîne Alimentaire :

GRABEN RHODANIEN > DUNALIELLA SALINA > ARTEMIA SALINA > PHOENICOPTERUS ROSEUS > SOCIALISME > FLUSH > FIRESPOUT.
DÉFLEXIONNISME


Dasein > Doigt > Désigne > Design > Dessein/Dessin > Destin.
LA BETAILLERE



Au passage d'une bétaillère qui transportait un troupeau de moutons destinés à l’abatage, Madame Danny fait remarquer à Jean-Claude Pantel que certaines d'entre ces bêtes, faisant partie d'un cheptel atteint de tremblante, ne sont pas malades.

Elle décide alors de faire évacuer immédiatement (Par voie aérienne) ces quelques cas sains du lot que le camion guidait droit vers un incinérateur, pour ainsi les replacer illico-presto sur d'autres pâturages où personne ne viendrait plus gêner leur paisible et bucolique existence...

La Justesse rattrapa l'improbe erreur de diagnostique émis par un service vétérinaire peut-être peu scrupuleux.

Le « Spatio-Volume » Madame Dany, se présentant souvent sous les traits d'une belle femme à la longue chevelure rousse, profita de l’occasion pour annoncer à Jean-Claude que les encéphalopathies spongieuses transmissibles finiront par se généraliser sur le plan humain, notamment par l’intermédiaire des chats et des chiens.

Tout comme l’ESB pour les bovins, la scrapie chez les ruminants et la CWD (Chronic wasting disease) touchant les cervidés feront partie des épizooties se répandant en panzooties, puis en zoonoses qui affecteront l’homme via des prions responsables de nouvelles formes mutantes de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ).

Cette dégénérescence cérébelleuse concernera donc une pandémie particulière, laquelle, Cyclique oblige, contamina aussi par le passé la civilisation minoenne dont la culture décadente finira par péricliter totalement avec l’éruption du Santorin.

Il sera loisible de revenir plus en détails sur cette mutation virale antique qui, combinant déjà prion animal et prion humain en une hybridation des plus virulentes, se vit incarnée, à travers un des récits les plus célèbres de la mythologie grecque, par le monstre du…Minotaure !

Beaucoup riront à cette évocation d’un « Hybridome » moitié bovin/moitié humain que « corporisa » une légende qui en fait n’en est pas une dès lors que la Crète protopalatiale acheva d'offrir pour nourriture à leurs troupeaux les carcasses de prostituées dites de bas-étage scrofulées par la syphilis.

Or, comme l’affirme l’adage populaire : Rira bien qui rira le dernier.
ESB

vign_le-minotaure Le poème ESB met en exerce une des nombreuses palingénésies humaines qui, de cyclique en cyclique, reconduisit cellulairement, et donc mémoriellement, la « maladie de la vache folle » chez la civilisation minoenne dite protopalatiale, bien avant de contaminer la nôtre aujourd'hui.

Protomé du Minotaure (Photo)

vign_minautore Ne pas tourner indéfiniment autour du pot revient à traduire le protomé du Minotaure par la combinaison de deux agents infectieux, prion humain et animal, en un hybridationnisme qui évolua en une forme antique de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

vign_vue-de-dessus-de-cerveau-humain Le Labyrinthe en lequel le « monstre », enfermé, fait des ravages d'hommes et de femmes alors jetés en pâture, ne semblerait être rien d'autre que le cerveau humain, dont les lobes exposent à notre regard une configuration effectivement dédaléenne.

Le fameux labyrinthe du Minotaure (Image)
ESB

I



Comme un fruit qu'une main

Sait épreindre,

Quand le Vide s'en vient

Nous étreindre,

Cascade en nous un flot

D’Absolus

Qui sourd de nos cerveaux

Tel un jus !


Mes amis ! Désormais

Dieu me presse

Soudain de vous parler

De la Grèce :

En cette époque antique

D'une histoire

Concluant un Cyclique,

Veuillez croire...



II




Qu'en sa noire épopée

Le Prion (1)

Décima la lignée

D'Astérion !


Comme en ses galeries,

Le Dédale

Calquait, aux maints lacis,

L'Encéphale,


Que l’affreux Minotaure,

En symbole,

Était là, par la taure,

"Vache folle" !

Qu'emprunta les "habits"

D'autres formes,

L'encéphalopathie

Spongiforme
 

Parmi la Crète ancienne

Où Minos

Marchait, avec sa reine,

Dans Cnossos !

Qu'en ces temps révolus

Du passé,

L'homme déjà bon crut

D'enfanter !



Qu'en ce siècle où Théra,

Santorin,

En éruption versa

Son trop-plein

Sur l’Égée qui enfla,

Sombre "houle",

Une onde submergea

Bien des foules !



III



Que mi-homme, mi-bête,

L’âpre image

N'était pas en nos têtes

Un mirage,

Mais bel et bien, mutant,

Un "intrus "

D'un cortex agressant

Le tissu !



Ce monstre un temps vaincu,

Qui n'était,

D'innommables abus,

Qu'un effet :

D'usages carnivores

Et volages,

Qu'une ample mise à mort

Par trop sage !



Mais de retour enfin,

Puisque l'homme,

Entre début et fin,

N'est "qu'eprom"

D'une Mémoire éteinte

Que ravivent

Des nouveaux labyrinthes

De dérives :



Excès de ceux et celles,

Sans scrupule,

Qui, malgré les écrouelles,

Les scrofules,

Pour mets offraient ainsi

A leurs veaux,

De "pallaques" (2) sans vie

Chair et os !



IV



En main ce "fil d'Ariane",

L'Espérance

Fait qu'en nos mœurs insanes

Les déviances

Auront, pour issue seule,

La Raison,

Loin du sombre linceul

Des passions !



Tel qu’à Héraklion

Où, propice

A la consommation,

Crût le vice,

D’ici peu, ô "Thésée" !

Dans ce monde,

Où l'inégalité

Surabonde,



Tu feras que renaisse

L'Autre "Athènes"

Où couleront sans cesse

Ces fontaines

Qui déversent en jets

Écarlates

L’Éternité qui Est

En Socrate !

 
Thésée ! Toi, la Lumière !

Toi, la Foi

Dont le flambeau s’éclaire

De la Loi

Divine, celle qui,

Loin de l'ombre,

Exila l'Infini

Hors du nombre !



V



Epreignant les Soleils,

L'Univers,

Distille, au suc vermeil,

Sa Lumière

Jusqu'à notre "pensée",

Fine bouche,

Qui la fixe en Idées

Puis la couche...



Ces célestes "Cédrats",

Pour autant,

Non, n'en abusons pas,

Car sachant

En contrôler l'apport,

Sans un heurt,

Nous dégriserons lors

Nos humeurs !


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(1) Rappelons que le prion n'est ni un virus, ni un microbe, c'est une protéine dite anormale.
(2) Pallaque : En Grèce antique, prostitué(e) de bas étage, opposée à l'hétaïre, prostitué(e) de luxe.


Vign_le-minotaure
ESB 2

Les internautes les plus réguliers de jantel-esperluette.com auront vite fait de comprendre que c'est par l'intermédiaire des chats et des chiens  que le prion bovin aura à l'avenir le plus de répercussion sur la variante humaine de l'agent infectieux en la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

En effet, si jusque-là, seuls des chats domestiques ont été contaminés par l'ESB par consommation de viande de bœuf (Contenu dans les aliments pour chat), les chiens, pour les mêmes raisons alimentaires, n'échapperont pas non plus à la panzootie.


L'anthropo-épizootie (1) sera, à l'image des affections virales dénoncées par Karzenstein (17 mai 2003), absolument sans rivales (2)...




ESB 2



J'ai rêvé une nuit cette obscure vision;

S'affichaient sur un mur, en trophées, deux protomes (3) :

Près d'un buste de femme, un altier buste d'homme;

Et puis, sur l'âtre ardent de quelque grand salon,



En face de ceux-ci, coupées comme à la hache,

Une tête de chat et celle d'un chien

Dont les gueules, s'ouvrant, poussèrent là soudain

L'horrible beuglement de mille et une vaches !



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(1) Rappelons que la maladie de la vache folle n'est ni d'origine virale, ni microbienne.

(2)  Karzenstein : - "Je vous avais effectivement avertis que les affections virales se trouveraient sans rivales, confirmant de la sorte ce que je vous avais déjà laissé ouïr deux cycles annuels auparavant, à savoir que les micro-organismes détiennent de fort qualitatives facultés d’adaptabilité sachant leur octroyer un efficient "faire corps", un "faire corps" dont le principal facteur de situabilité fonctionnelle s’édifie, ainsi qu’il vous le fut signifié, en l’eurythermisme..."


(3) Buste représentant une tête d'homme ou d'animal.
ESB 3 (Prose poétique)

Une souche animale et une souche humaine, avant que la maladie de "Creutzfeldt Jakob" ne soit nommée ainsi par nos sciences hautaines, et voila qu'apparut, loin des mythologies, mi bovin, mi humain, un "sang-mêlé" certain, errant dans nos cerveaux, d'en ravager l'esprit !
Mais je l'entends déjà, oh ! rire par trop sonore ! "Dame Imbécillité", les épaules haussées, juger à haute voix l'évidence en son corps !
Mais qui pourra nier que dans l'antique Grèce, l'artiste qui, soignant la mosaïque de ses labyrinthes dans l'enceinte des temples aux hautes colonnes, s'inspirait du bucrane aux scissures épaisses ?
Qui contredira cette vérité : que les fressures des cervelles de bœufs s'offrant en modèles (Légende pour certains, pour d'autres récit sûr !) nous contaient, par le biais de leur symbole peint, destin d'un encéphale aux "neurones Dédale", la chronique avérée d'un germe assassin ?
Dans le dessin, par la plume ou la sculpture, peu importe sa trace, la sombre narration d'une ombre de nation qui vit péricliter la Minoenne race !
L'histoire d'un échec de civilisation qui, tout comme un Icare, s'est épuisée à croire frères, Géométrie et Évolution ?
Qui reniera le fait "qu'affichait" l'effigie de monstrueux "hybrides", moitiés humanoïdes : Centaures, Aigypans, Sirènes voire Harpies (1)...le désastre enfanté d'innommables hymens qu'en ses vices passés certains régimes carnés firent produire en leur temps, par sursauts mutagènes ?
Une souche animale et une souche humaine, tandis que la maladie de "Creutzfeldt Jakob" se voit désormais connue par nos sciences hautaines, et voici qu'apparaît, nourrisson aujourd'hui, vile combinaison de différents prions, le colosse affamé demain de nos cervelles !




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(1) Anthropozoonoses probables liées à la consommation de chair de cheval, de chèvre, de poisson et d’oiseau.
RUE DE LA VIEILLE-LANTERNE


Dans la rue
De la Veille-lanterne (1)
Ne se rue
Qu’une nuit de caverne ;

Prend vite possession
Le silence
De sinistres bas-fonds
Sans nuances.

Tout est sombre ;
Puis sur l'âpre cité
Sort de l’ombre
Une étoile esseulée.

Flamme cernée de nues
L’astre brille ;
Un poète est pendu
A sa grille.

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1) C'est dans la rue de la Vieille-Lanterne que le poète Gérard de Nerval été retrouvé pendu au petit matin du 26 Juillet 1855.



Vign_nerval
TRYPTIQUE D'AUTOMNE



CHAYTON OU L’HYMNE AU SUICIDÉ



Le peau-rouge exténué pourchassant le bison
Qui fuit la prairie sèche en d’étranges saisons
Où la goutte de pluie partout se fait attendre,
Ne trouvait même plus un arbre pour se pendre.
Les colons les ont sciés pour fabriquer les planches
D’une ville à venir rêvée des femmes blanches
Dont les ventres sont pleins de larves inutiles ;
Chayton n’a plus sa place en la plaine infertile.
Quoiqu’il priaient les dieux, d’un coin de son wigwam,
Le guerrier ne crut plus au salut de son âme
Qu’avilirait bientôt la réserve en son bagne;
Saloons, prisons déjà fleurissent sa campagne.
Ayant pris au vaincu sa belle carabine,
Nimbé d’astres, l'indien git sous la nuit divine.



COMPLAINTE DE L’AIGLE


Je subis ; c’est la Loi qui contraint à la plume.
Le duvet offre l'aile et le métal l’enclume ;
Le forgeron transpire à travailler le fer
Comme le ciel, dès l’aube, à fabriquer l’enfer.
La souffrance est le dû que partage le monde ;
Tout être paie sa part au tonnerre qui gronde
Et dont le sombre écho réclame sa victime
Se devant de sourire à son bourreau sublime.
Serais-je un jour pour l’homme une cible de choix ?
Le pauvre ! Si petit de là où je le vois !
Ainsi soit-il ! Que tombe et s’emporte en ma chute
Le silencieux secret du Principe où tout mute
Mais qu’ignorent ceux-là qu’un projectile émeut,
Quand bien même j’attends l’éclair qui mène à Dieu.



MELANCHOLIA OU SYMBIOSE ÉQUINOXIALE



Avec sa vérité voici venir l’automne ;
Les couleurs qui chatoient, vertes, rouges et jaunes,
Déversent dans mon âme, ainsi que dans une urne,
Sous un flot de rayons, leur humeur taciturne.
Dans les arbres le vent, autour du sombre lac,
Mélancoliquement fait que les branches craquent ;
Phoebe s’accroche au ciel, - la pauvre, - comme elle peut
Pour ne point défaillir sous la pression des Cieux.
Mais le Soleil est là qui baille de son disque
De feu ; Et les oiseaux accueillent d’un chant frisque
De timides faisceaux que quelques nues déroutent.
Tel un esclave un roi Septembre a chassé Août;
Le givre est aussi blanc que la brise est glaciale.
Poème intitulé : Symbiose équinoxiale.

JE PLEURAI UNE FOIS
Je pleurai une fois

Quelques larmes étranges

Faisant qu'autour des anges

Prenaient un bon repas.

Alors, sans nul dépit,

En regardant ce ciel

Que nourrissait mon fiel,

Je dis : - "Bon appétit !"
FATUM
C'est l'automne

Qui surprend

Flores, faunes

D'un drap blanc;

Vois : la mort

Seule sied !

J'ai eu tort

D'être né.
QUATRAIN D'AUTOMNE...
Fais fi du mot,

Il sent la cendre :

Un de ces maux

Bon qu'à se pendre !
GERMANIA
La pâle aurore

Naît sur la brume

Qui fume et fume

Puis fume encore

Dessus la Wümme

Dont l’âpre écume

Un peu se dore.


La faim,

Le froid,

La fin,

L’effroi.



Un quart de lune

Encor vivace

Fuit dans l’espace

Dessus les dunes

Qui là s’amassent

Où ivre, ou lasse,

Marche quelqu’une.


Le sable

Gris beige,

Instable

La neige.



Sont-ce les pas

D’une âme morte

Qui de la sorte

Errant là-bas

Ouvre ces portes

Que lui apporte

Le brouillard bas ?


Des nues

Balayent

L’imbu

Soleil.



Vesper, frêle astre

Est en partance :

Adieu démence !

Adieu désastre !

Borée balance

Les branches denses

D’un oléastre.


L’étoile

Détend

Sa voile

Aux vents.



C’est toi ce spectre,

Mon désespoir,

Auquel les Moires

Offrent leur plectre

Et leur luth noir

Jouant hagard

Le chant d’Électre !


L’Esprit

Piétine,

La pluie

Est fine.



L’ultime clenche,

Voilà le rêve ;

Ta vie fut brève :

Drame et dimanche.

Voici la drève,

L’horreur s’achève :

La plaine est blanche.


Tout fond,

Tout fuit.

Tout ? Non :

Je Suis.
QUATRAIN POUR S'OCCUPER
Nul espoir,

La nuit seule :

Un linceul

Triste et noir.
CONSEIL
Rechargez l'Ambiant, noir accumulateur !
L’HYMNE AU DÉVOLUY (I)





Je pense que de tous les moyens de transport,
Le plus beau des billets est celui pour la mort;
L'éternité défile avec ses paysages
Où l'âme enfin concède au dernier des voyages.


Gare de Veyne-Dévoluy.


I


L'ENVOL DU PIC PIERROUX


C’est un aigle royal ; et que fait-il ? Il pense.
Bientôt il plongera dans la vallée immense.
Sa réflexion est telle, en proie au sombre gouffre,
Qu’elle embrase ses yeux tels deux cristaux de soufre.
Doutez-vous de propos qui vous laissent cois ?
Or la Pensée n’est pas du tout ce que l’on croit.
Rendez-vous était pris avec l’Intelligence ;
Depuis le Pic Pierroux, le voilà qu’il s’élance,
Majestueusement, de ses ailes splendides
Qui volent désormais en reines sur le vide ;
Une communion s’instaure entre les êtres
Que n’intéresse point, mirage du paraître,
Le sentiment impie de supériorité.
Quelque seigneur survole un point dans la vallée,
Et ce point, ce néant, sujet au patronyme,
Écrasé sous le poids de l’effroyable Abîme,
Disparait dans le jour tel un grain de poussière
Que balaya Dieu dans un coin d’Univers.
L’aigle est grand quand, plus bas, l’esthète est minuscule.
Dans le livre de vie à peine un point virgule
Qu’éclipsera bientôt les rayons du soleil
Sur les pages du Temps où l'éternité raye
Les maux que rédigea la plume triste et noire
De celle qui se fait passer pour notre histoire.
Des pleurs perlent soudain le long de joues carmin
Où s’effacent les plis que creusa le chagrin ;
Chaque jour m’est un mal qu’il me faudra dissoudre ;
Je rêve d’un éclair qui me réduise en poudre
Et me ramène enfin vers ces subtiles nues
Où s’en revient toujours celui qui est venu
Au monde ; c’est la Loi, la règle du retour,
Le fil d’or du divin et gigantesque Amour
Que dévide partout, en Mondes Infinis,
La pelote d’éther de l'irradiante Vie.

Vign_devoluy
QUAND L’ISLAM EN VAINQUEUR DOMINERA LE MONDE


Un quart de lune au loin brille sur les croix sombres
Du cimetière enfoui sous d'épaisses pénombres ;
Son croissant, gigantesque, à l’horizon rayonne
Comme un sceptre royal rayonnant sur un trône.


D'une étoile, la face enveloppée de nues
Apparaît, esseulée dans la nuit au corps nu
Que drape la soie fine et blanche des nuages.
On dirait une tête horrible et sans visage
Décapitée aux mains sinistres du Néant ;
Le soir porte toujours cette tache de sang
Qui gicla sous les coups assénés du soleil
Souillant de ses rayons, mille dagues vermeilles,
Le ciel immaculé que purifiait l’Azur ;
Vision d’un noir effroi, qui pense à ce futur ?
Phébus, en se couchant, lacéra en plein cœur
Le fait de croire encore aux lendemains meilleurs;
Et puis l'Ombre coupa, du tranchant de nos jours,
La tête mise à prix de l'innocent Amour...
Sa victime, Vénus, comme une hideuse gouge,
Baigne ses blonds cheveux dans une mare rouge.
Sur la céleste couche où se pâmait l'Abîme,
Un front ne rêve plus qu'à des millions de crimes
Et la lune à présent, de sa couleur cinabre,
Expose, en défiant Dieu, la lame de son sabre.

Hurle un vent glacial au cœur du cimetière.
La lune dresse, en haut, funeste cimeterre,
D’un holocauste craint le symbole à venir ;
« L’astre Fatalité » brille dans l’avenir
Comme au museau du bœuf l’anneau qu’on a poli.
« Ne pas naître est le mieux » dit la philosophie.

Parmi l'obscurité, quand les chouettes se taisent,
Vénus finit enfin par éteindre sa braise;
Des nuées désormais pleurent de fines larmes ;
Sur Terre d'ici peu résonnera l’alarme
Où tomberont, partout, des pluies d’ICBM.

Le vent tourne, et mes joues deviennent soudain blêmes :
Le grincement affreux d’une instable girouette
Me donne la nausée et le mal à la tête
Quand, malgré moi, j’entends filer à travers nuit
Un bien mauvais coton le rouet de Gandhi.

J’entrevois le frisson, cauchemar à venir,
Dont s’émouvront demain les monts du Cachemire

Quand les armées du Christ et les légions d'Allah

En cendre réduiront notre globe aux abois !

Je devine déjà, d'Iran en Israël,
Tout ce que présageait naguère George Orwell

Et ce que prévoyait, aux castes décorées,

Aldous Huxley pleurant les clones des Corée !

Ô ces milliards de morts, insignifiantes puces

Griffées par l’ours brun bondi des steppes russes !

Ô l’infâme prurit lacéré des hideux

Coups que le Destin porte en ses tampers affreux !


Je vois la Syzygie, transmise au sein des astres,
Ourdir depuis l'Asie débâcles et désastres

Régulant par le feu de nos canons l'excès

De population que nos fécondités

Engendraient follement autour de la planète !

Croyant chaque verset dicté par les prophètes,

J’entends les pas bruyants du dragon oriental
Crachant, du haut Tibet, ses flammes par rafales,

L’aigle de Jakarta, chassant la libellule,

Glatir le cri sanglant de notre crépuscule !

J’entends ce vent maudit qui soupire en ce lieu :
« Le troisième conflit mondial aura bien lieu ! »

Sans attendre, j’atteins, au seuil d’une prescience,

Ce dont Gaston Bouthoul prévenait sans audience,

Et je songe à ce temps cynique, à l’ère immonde :
Lorsque l'Islam, vengeur, embrasera le monde;

Et je songe à l'instant tragique, à l'heure immonde :
Quand l’Islam, en vainqueur, dominera le monde. (1)

 

*          *

 *

 

Puis les vagues du Temps rouleront, Onde et feu,

Ces oliganthropies fluant des Mers des cieux.

 

(Année 2012)

________________________________

 

 

 

(1) La personne qui verrait dans ce poème l'expression d'un racisme avéré est un cuistre doublé d'une triple-buse.
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ÉPITAPHE COMPOSÉE EN L’HONNEUR DU JEUNE HÉLIOS




"Quand, de la voûte céleste,
Pour ne point être en reste
Et se joindre à la liesse
Hélios baignera de sa lumière
La "force" légendaire...
Éphémère valeur..."
Chanson Quand, VDO, J-C.P.



Dans l’ombre quelque voix te parlait de carrière ;
Si ton front se nimbait d’un halo de lumière
C’est qu’alors tu pensais aux forçats de Carrare
Qui œuvraient pour les biens les plus nobles de l’art
Sous les doigts de Puget et de Taft Lorado.
Puis la main à la tempe et, rêvant de chevaux,
Tu te voyais conduire en d’antiques époques
Le genre de quadrige, indifférent au soc,
Que Ben-Hur baptisait avec des noms d’étoiles ;
Jamais tu ne songeais, ton cœur ayant la voile,
A ces professions qu’embrasse le vulgaire
Aimant à s’aveugler derrière des œillères ;
Et la révélation ne tarda pas à poindre
Lorsque, levant tes yeux afin de mieux l’étreindre,
Tu contemplas un soir ce coucher de soleil
Qui t’hypnotisa l’âme avec ses rais vermeils ;
Sur la crête d'un Mont superbe de Provence,
Tu n'étais plus qu'un spectre en proie à la démence.
- « Il n’est qu’un Mouvement digne de l’Univers,
Et c’est cet accident causé par la matière
Qu’enseignait Aristote après Anaxagore…
»
Ainsi murmuras-tu ceci à l’Astre d’or ;
Ta Destinée, Hélios, fut, jeune, de comprendre
Ce que comprit, vieillard, le sage Anaximandre
En poussant le dernier de ses soupirs hideux
Dont se moquait le peuple, errant de pains en jeux,
Aux bouges copulant et hantant les tavernes
Loin du pieux Diogène amoureux des cavernes ;
Aussi, tu te jetas au cœur du précipice,
Ce faisant, tu fuyais ce monde plein de vices
Où la vipère, heureuse, aime à faire son nid ;
La société pour toi n’était qu’une infamie
Et tu lui dis « Adieu » au printemps de ta vie ;
Sitôt né, le bourgeon brillant soudain pâlit.

Mais ta fleur, cher Hélios ! Plus belle que nos roses,
En des Mondes d’éther désormais bien éclose,
Redéploie sa corolle aux yeux de qui sait voir
Les splendides Idées auxquelles surent croire
A Athènes Platon et Christ à Nazareth.
Hélios ! D’autres printemps te sacreront poètes
Dans les prochaines vies qui feront de ta graine
Repousser les ardeurs d’une flamme sereine
Au corps resplendissant d’un esprit lumineux ;
Or serais-je présent, penché, et déjà vieux,
Au dessus du berceau qui te verra renaître
En la chair d’un bébé calme, et forcé à être
Le flambeau en sursis de l’homme enténébré
Par la violence et la sinistre volupté ?
Hélios, il me faudra déposer des lauriers
Sur la tête de qui saura les mériter.
Dès lors, si, par hasard, il arrivait qu’un jour
Une mère te parle, avec sa voix d’amour,
D’une palme jadis apposée tendrement
Des mains d’un inconnu sur ton front blanc d’enfant,
Sache que l’étranger en ton crâne insuffla
De ces successions qui ne se renient pas ;

Sachant pertinemment que tout ce qui succède
N’est qu’une boucle acquise à ce qui le précède,
Tu chanteras, aède à la céleste lyre,
L'Iliade du futur, l'Odyssée à venir
Sur l'Asie meurtrie par la mort de millions d'hommes
Qu'en cendre réduiront le bacille et l'atome;
Comme Homère pleurant sur le sort des hoplites,
Ta plume contera l'histoire à la Tacite
Que subit l'être humain depuis l'aube des temps :
Du Cyclique en ses Flux l'énième déploiement.
j'aurai su, quant à moi, fuyant cet affreux bagne,
Rejoindre le sommet d’une haute montagne
D’où j'aurai vu enfin, au ciel que rien ne raye,
Pour la dernière fois se coucher le soleil.
Et mes tous derniers mots, tout au bord de la fosse,
Auront été pour toi, ô mon fils, toi, Hélios !


Ps : Voir l'article consacré au cas du jeune Hélios dans la rubrique Le "Dodudedédundune".
L’HORLOGE DU SIÈCLE VAIN-ET-UNIÈME
 

Au bout de vingt-et-un

Cycles Inopportuns,
En sa pendule
Filipendule,
Quelque chose
Détraque,
D’un morose
Tic-tac,
L’Horloge de ce monde
Où sagesse s’éclipse.
Quelle heure-est-il ?
Or il est pile
Minuit moins cinq secondes
Avant l’apocalypse.
Le Balancier
De nos ténèbres
Danse, d’acier,
L’ère funèbre
D’une lente agonie.
Va-et-vient, c’est ainsi :

Le glas sonne
Puis résonne
En lourdes pertes
Très proches certes  :
DONG…DONG…DONG…
DONG...DONG...
DONG...
DONG...

 
LÈVE-TOI ET CUEILLE…
 

Lève-toi et cueille,
Très tôt le matin,
Près de sombres feuilles
Qu'une brise étreint,
Ces fleurs que l’Astral
Peu ou prou constelle
En les champs d’étoiles
Déployés au Ciel …

Par les bois et puis,
Montagne et campagne,
Les vertes prairies,
A grands pas regagne
Ces bouquets d’Amour
Qui encor bourgeonnent
Comme naît le jour
Où l’espoir rayonne !

La rosée est là
Pour te rappeler
Que s’étanche la
Soif d’éternité
Aux Flux dont la course,
Coulant par les Mondes,
Jaillit d’une source
Ayant Dieu pour Onde.

Fais-toi botaniste
Du pré sidéral
Et, à l’improviste,
À l’heure aurorale,
D’une austère branche,
Détache le fruit
Qu’une naine blanche
Fit sourdre en la Nuit.

Des vacuités pleines,
La Vorticité
Répand le pollen
De l’Immensité !
La sagesse en gerbes
Croîtra du cerveau
Dont les dons superbes
Cultivaient le Beau.

Chue du crépuscule,
La pluie des soleils
Verse en nos cellules
Leurs gouttes vermeilles :
Au creux de tes mains,
Glane le rayon
Qu’un pulsar épreint
Depuis l’horizon.

Récolte en l’Espace
La Chose égrainée :
Le Vrai se ramasse
Comme épis de blé !
Puis du globe immense
Sois le jardinier
Ayant pour semence
La joie d’espérer ! 

L’autre là-bas souffre
De multiples maux,
La ronce en le gouffre
Trouva son terreau.
Offre-lui dès lors
Du fond de ton cœur
Ces pétales d’or
Qui germent des pleurs.
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