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LES PARTISANS DU VDO
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Dans cette rubrique seront publiés les commentaires que d'éventuels partisans du Voyageur de l'Orage voudront bien nous faire partager sur le site jantel-esperluette.com.

Dans l'attente d'être validés, vos textes devront être soumis à
la rubrique "Contactez-nous" située en tête de la colonne de droite.

Merci par avance,
Esperluette (Qui ne se fait guère plus d'illusions désormais).

Commentaire sur la comédie musicale "Le Voyageur de l'Orage", par Lucien




Un internaute du site Jantel.Org, répondant au pseudonyme de Lucien, a posté ce commentaire particulièrement pertinent sur le Voyageur de l'Orage. Le voici donc en partie :

(...) Il y a quelques années, j’ai tenu à quelques reprises le rôle de critique d’art dans un quotidien régional, aussi notre petit groupe m’a désigné pour cette tâche qui, selon moi, mérite beaucoup mieux qu’un simple et banal article de presse.

A une époque déjà assez lointaine, mon statut d’enseignant me fit régulièrement corriger un nombre incalculable d’exposés. Très rarement, j’eus à mentionner sur les copies la formule "hors-sujet". Néanmoins, cela m’arriva au cours de la trentaine d’années de bons et loyaux services accomplis au service de l’Education Nationale.

Eh bien, je crois sincèrement aujourd’hui que si monsieur PANTEL s’aventurait à démarcher, comme certains lui conseillent de le faire, auprès des décideurs de spectacles, son œuvre serait jugée "hors-sujet".

Il est probable qu’aucun des décideurs en question n’oserait lui consigner cela d’une manière aussi abrupte. Chacun se limiterait à énoncer des lieux communs et au terme de la démarche, les décideurs finiraient par se trouver eux-mêmes "hors-sujet". Ceci, pour la bonne et unique raison qu’il faut connaître un minimum la vie privée de monsieur PANTEL pour porter une critique objective sur son œuvre.

Les thèmes des chansons, le fond des dialogues n’entrent pas dans des normes établies. Seule la trame où se profile l’intrigue appelée à conclure l’histoire peut se concevoir en tant que processus réactif des personnages. Pourtant, il y a un paradoxe et il est de première importance : le fait d’être "hors-sujet" légitime et impose l’écriture et la mise en scène du VOYAGEUR DE L’ORAGE.

Comment monsieur PANTEL, après des décennies passées à chercher sa place dans un monde auquel il est, dans une certaine mesure étranger, aurait-il pu nous léguer une pièce conforme à ce qui se pratique dans notre société où, seuls "le bonheur à travers le profit" et une vague idée de "salut de notre humanité" restent les fondements ? Notre petit groupe a parfois employé le qualificatif dithyrambique de "DANTESQUE" pour définir certains passages, certaines chansons. Il est vrai que le style est riche, le livret superbe de précision et de poésie.

On y découvre une puissance qui relate un vécu exceptionnel, aussi bien dans la détresse que dans l’amour. S’il me fallait ressortir une phrase qui résume ce que je viens d’écrire, je choisirai celle d’une chanson et désignerai le "JE TE FAIS DON, VOIS-TU DE CE QUE J’AURAIS CRU" d’ ENTRE EXISTENCE ET VIE. Pour moi, tout est contenu dans ces quelques mots où "vérité" et "émotion" se confondent dans un sentiment d’"impuissance" qui rend parfaitement l’image des travers d’une vocation.

C’est d’autant plus évident que LE VOYAGEUR DE L’ORAGE s’appelle en fait JEAN-CLAUDE PANTEL, et que nous incarnons, à notre insu, les étudiants ou les enseignants (au choix) de "l’Institut de Concordance" quand nous nous rendons sur Jantel.org, que nous soyons partisans ou détracteurs.

Dans l’éventualité où des visiteurs du site se montreraient intéressés, nous pourrions décortiquer l’œuvre en détail, cela donnerait cours à de bien belles heures d’étude en perspective. J’aurais encore beaucoup de choses à dire, mais la plus importante est certainement de renouveler notre gratitude à monsieur JEAN-CLAUDE PANTEL et à tous ceux qui nous auront permis de découvrir ce "chef-d’œuvre hors sujet".

Lucien.
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